Atelier de la DECT (CTED) sur le renforcement de l’engagement des communautés en matière de mise en œuvre des résolutions 1624 (2005) et 2178 (2014) du Conseil de Sécurité de l’ONU

Atelier de la DECT (CTED) sur le renforcement de l’engagement des communautés en matière de mise en œuvre des résolutions 1624 (2005) et 2178 (2014) du Conseil de Sécurité de l’ONU
Co-organisé avec le Centre International pour le Contre Terrorisme, La Haye

Tunisie du 07 au 09 mars 2017

Rapport

Auteur : Mr Ameur DAHMANI, Expert au CAERT.
CAERT, le 14 Mars 2017.
Du 07 au 09 Mars 2017, M. Ameur DAHMANI a représenté le CAERT, Centre Africain d’Etudes et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT), à l’atelier de la CTED sur le renforcement de l’engagement des communautés en matière de mise en œuvre des résolutions 1624 et 2178 du Conseil de Sécurités des Nations Unies.

Organisé, en Tunisie, par la CTED, Direction du Comité des Nations Unies Contre le Terrorisme, avec l’appui du UNCCT, Centre des Nations Unies pour la Lutte Contre le Terrorisme et en coopération avec le CTITF, l’Équipe Spéciale de lutte contre le terrorisme, le ICCT, Centre International de lutte contre le terrorisme et le Human Security Collective (Pays-Bas)
Cet Atelier a réuni les membres des bureaux des nations Unies CTED, CTITF, UNCCT, le HSC et le représentant résident des Nations Unies en Tunisie, les autorités tunisiennes, la société civile tunisienne ainsi que le Centre Africain d’Études et sur le Terrorisme.
La cérémonie d’ouverture officielle à vue la présence des hautes personnalités Tunisiennes, à savoir, la vice-présidente du CNLT, Conseil National de Lutte contre le terrorisme en Tunisie et le représentant résident des nations Unies en Tunisie, en la personne de Mr Diego Zorilla, ainsi que le représentant du CTED.
Cet atelier visait les objectifs suivants :
1- Le rôle des Nations Unies dans la lutte contre l’extrémisme violent;
2- Les aspects et initiatives de la stratégie tunisienne de lutte contre le terrorisme dans les domaines de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent;
3- La participation du secteur privé aux efforts de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.
Durant la première séance le représentant du CAERT a fait part des remerciements de Mr Lary-Gbevlo Lartey, Représentant Spécial du Président de la Commission de l’union Africaine, Directeur du Centre Africain d’Études et de Recherche sur le Terrorisme au gouvernement Tunisien au CTED, à l’ICCT et au Human Security Collective pour cette honorable considération et l’invitation a cet atelier.
Le représentant du CAERT a enchaîné par un message de reconnaissance à l’action inaltérable, continue et fructueuse du CTED, qui marque une constance effective de son engagement perpétuelle pour la Lutte et la prévention contre le terrorisme et d’affirmer que le CAERT, avec sa politique empreinte un chemin ferme, plein de détermination et de volonté pour prévenir et lutter contre le terrorisme.
Après un bref aperçu sur les menaces multiformes qui caractérisent notre continent et les caractéristiques de nombreuses et significatives mutations qui se manifestant à travers des menaces sécuritaires protéiformes, il a été fait part des menaces terroristes qui se traduisent par la création et la résurgence de nombreux groupes Djihadistes dans les différentes régions de notre continent.
Par ailleurs, il a été développé le rôle de l’Union Africaine dans la PVE, qui, par la ressource de son Centre Africain d’Études et de recherche sur le terrorisme, en prise à ce challenge gigantesque, mobilise tous ses efforts pour ne pas succomber à ce funeste combat. Le CAERT, comme a expliqué son représentant, occupe une place de choix, place dont l’importance est rehaussée chaque jour, dans toute son action d’accompagnement et d’assistance aux États Membres dans leur action de construction et renforcement des capacités de prévention et de lutte contre le terrorisme.
Il a été fait état aussi, que dans cette optique, le CAERT travail avec les États et les Communautés Économiques Régionales sur l’élaboration d’une stratégie antiterroriste nationale et régionale, qui serait locale, holistique et globale tout en respectant les obligations relatives aux mesures antiterroristes en vertu du droit international, y compris la Charte des Nations Unies et les conventions et protocoles internationaux pertinents, en particulier les droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire.
Un volet très important concernant le retour des combattants terroristes étrangers, a été discuté par le représentant du CAERT qui a expliqué qu’il est une menace imminente à gérer, cela donnait l’impression qu’actuellement, les spécialistes du terrorisme, sont occupés par la contre-radicalisation, l’endoctrinement et les dangers des départs des jeunes recrues vers les foyers de tension, alors que la question du retour chez eux commençait déjà à se poser, dans leurs pays d’origine, de ceux qui ont expérimenté la guerre et acquis d’importantes capacités de combat. Ils avaient dès les débuts afflués en Syrie et en Irak de partout dans le monde.
Durant ces trois jours de travail, cet atelier, c’est tracé l’objectif principal d’engager une réflexion approfondie permettant d’offrir un cadre de partage de bonnes pratiques et des expériences les plus efficaces dans le domaine de la prévention contre le radicalisme et l’extrémisme violent des jeunes, contre cette menace que représentent les idéologies déviationnistes par la mise en place d’une plateforme de tables rondes didactiques ou plusieurs axes ont été traités.